Gaillard Conseil : coaching, conseil et formation

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lundi, février 15 2010

le développement du leadership managérial

le développement du leadership managérial suppose de réunir deux dimensions que les formations traditionnelles ont tendance à dissocier :

  • l’entraînement personnel, qui vise à améliorer des compétences individuelles (qui, en ce qui concerne le leadership, sont le plus souvent posturales),
  • l’objet inévitablement collectif du leadership lui-même, qui se manifeste à travers la communauté que sert ce leadership, et les pratiques correspondantes.

L’enjeu de cette réconciliation est en fait l’efficacité des apprentissages. L’expérience montre que, si l’entraînement individuel permet d’augmenter la performance individuelle, il offre peu d’outils pour opérer en symbiose au sein d’un collectif.

  • Un athlète très entraîné aura certes des capacités physiques et mentales remarquables
  • Mais sans une grande expérience de la pensée et de l’action collective ces dernières seront inefficaces au sein d’une équipe qui doit opérer de concert.

La complexité des situations managériales pousse désormais chacun à embrasser le potentiel que représente l’intelligence collective de la communauté : nous considérons que tout entraînement individuel doit s’effectuer en lien permanent avec un groupe, avec la communauté elle-même, dans une conscience élargie de ce qui fonde l’action et ses répercutions. Le développement du leadership managérial s’inscrit dans le contexte vivant des collectifs que les managers doivent servir : le groupe des participants, leurs propres équipes, puis l’organisation, et ses écosystèmes. Ce contexte fonde tout simplement la culture de l’organisation. Il nous inspire l’expression de leadership culturel, métaphore qui nous accompagne dans la conception d'un parcours de formation au leadership. Les entraînements proposés sont conçus pour tisser une pratique, un rituel dont la trace, la mémoire, permettront aux participants d’identifier une culture personnelle, une culture du groupe et de l’organisation, cultures qui s’ancrent elles-mêmes dans la sphère sociale et sociétale. Ce va-et-vient permanent entre les différentes sphères culturelles constitue un objet essentiel de l’apprentissage. Il vise à développer des capacités remarquables d’adaptation, d’empathie et de perception.

samedi, octobre 10 2009

les 12 qualités d'un leader

1 – Il manage par l’exemple : il fait avant de faire faire

2 – Il développe une « vision » : la vision inspire. Une entreprise leader est une entreprise qui a une vision forte

3 – Il communique clairement : faire partager la vision à tous, clairement. Un leader est un bon communiquant

4 – Il gagne la confiance

5 – Il reste calme sous pression

6 – Il est toujours constructif

7 – C’est un professionnel exigeant : il connaît très bien son métier

8 – Il simplifie les choses : car on ne mobilise pas sur des choses complexes

9 – Il travaille en équipe : 90% en commun pour transférer son savoir-faire

10 – Il fait réussir les autres : et non il réussi au détriment des autres

11 – Il est efficace personnellement

12 – Il décourage les jeux politiques : la loyauté est dédiée à la vision et non à des aspirations trop personnelles

lundi, juin 1 2009

le management et le cycle de vie de l'entreprise

Le cycle de vie d'une entreprise peut être découpé en trois phases simultanées ; l'identification et l'appréhension de ces trois phases sont essentielles pour construire un management adapté à la vie de l'entreprise.

PHASE 1 : Phase Pionnière II s'agit d'une phase de conquête qui apparaît lors de la création d'un groupe, Les collaborateurs s'automotivent, investissent sans compter dans l’entreprise. Ils n'économisent ni leur temps, ni leur énergie et ne manifestent ni fatigue, ni état d'âme. Le confort, la performance des moyens ou des outils de travail restent à l'état de rêve, de désirs pour un futur plus ou moins proche. La proximité entre les gens et la convivialité sont la règle. C'est le moment où ils pensent plus à leurs devoirs qu'à leurs droits. Le Management proprement dit n'existe pas, il revêt plutôt la forme d'un "leadership" affectif ou paternaliste. Tous sont proches du "patron". Phase de passion, rivalités et conflits internes sont vite gérés car la survie du groupe ne tolère pas d'énergies contraires, gaspillées dans les luttes intestines. Tout le monde avance dans le même sens le client est la seule priorité : chaque progression du chiffre d'affaires, chaque nouveau client ou nouveau collaborateur sont fêtés. C'est une phase adolescente où prennent racine toutes les futures valeurs du groupe. A ce stade, la mise en place d'un Management Motivant n'est pas nécessaire ; il serait même démobilisant pour l'ensemble des Collaborateurs. C'est une phase de nostalgie en puissance ; car l'affectivité qui s'en dégage, l'envie de maintenir un certain "esprit de clan" pourraient devenir un frein à la maturation et à la structuration de l'Entreprise.

Phase 2 : Phase d'Acquisition II s'agit d'une phase qui apparaît lorsque l’entreprise prospère et tout concourt à asseoir cette croissance : une force financière plus grande, une gestion plus solide, une organisation qui globalement se construit. Les clients sont plus nombreux. Le marché est souvent porteur, les résultats sont bons voire en progression permanente. C'est donc l'époque où l'Entreprise investit beaucoup en technique et en compétence. C'est une phase d'acquis, de récolte efforts de la phase précédente. Les collaborateurs commencent à évaluer leurs investissements et les retours qu'ils en perçoivent. Ils deviennent plus sensibles et réactifs aux écarts de langage de leur responsable hierarchique qui devra, en effet, devenir Manager afin de maintenir sa crédibilité. Dès lors, les exigences des collaborateurs s'amplifient et se diversifient. Ils seront plus vite choqués ou démotivés par les incohérences et la non exemplarité des Responsables. Ce type de situation peut alors masquer des fluctuations ou des dysfonctionnements plus ou moins importants dans la motivation du groupe. Les collaborateurs ne pensent déjà plus à survivre, mais à vivre ; l'énergie personnelle s'émousse. Cette phase est donc synonyme d'un confort tout neuf, dans lequel le noyau dur initial se dilue dans la masse des nouveaux embauchés. Au quotidien, il y a davantage de documents à remplir, plus de contraintes à observer et à respecter, des hiérarchies intermédiaires à prendre en compte. Les nouveaux embauchés sont difficilement intégrés car eux n'ont pas vécu les débuts affectifs du groupe, "Ils ne peuvent pas comprendre", "ils ne savent pas ce que c'est...". Les relations se distendent, le projet commun s'estompe ; l'écart se creuse entre "pionniers" et "nouvelles recrues". A ce stade, droits et devoirs s'équilibrent encore.

PHASE 3 : Phase de Revendication Collective II s'agit d'une phase qui apparaît lorsqu'au sein de l’entreprise, les niveaux hiérarchiques se sont multipliés, les centres d'intérêts et d'investissements des collaborateurs sont diversifiés. Ils veulent aujourd'hui réussir vie privée, vie professionnelle et vie sociale et calculent désormais ce qu'ils vont "récolter" avant même d'investir. En parallèle, le marché bien souvent se sclérose. Tout devient plus complexe (voire tout devient un problème !). La motivation du groupe n'est plus spontanée, elle a besoin d'être entretenue et protégée. Chacun veut aujourd'hui être reconnu et préserver des acquis "dûment mérités" au cours des années passées : on parie alors beaucoup plus de ses droits que de ses devoirs. Les exigences des Managés vis-à-vis du "Top Management" ne cessent de croître ; l'affectif ne suffit plus. Chacune demande la mise en place de règles du jeu afin de garantir un management équitable. Chacune interprète à sa manière la culture et les valeurs d'entreprise. Les mentalités changent, la routine s'installe. L'énergie du groupe est alors plus centrée sur les problèmes internes que sur la satisfaction des besoins des clients.

La mise en place d'un système de Management devient primordiale afin de garantir la pérennité de l'Entreprise et le souffle nécessaire à la conquête de nouveaux enjeux économiques. En effet, si l'on n'apporte pas un Management adapté, l'Entreprise passe très (trop) rapidement de la phase 1 à la phase 3.