Gaillard Conseil : coaching, conseil et formation

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vendredi, août 27 2010

La théorie des attentes de Vroom

Les attentes.

Première constatation, il ne suffit plus de connaître les besoins, il faut aider les salariés à connaître leurs attentes qui seront à la source de la motivation. C'est à partir de ces attentes que l'entreprise pourra proposer des récompenses extrinsèques et intrinsèques efficaces parce que cohérentes avec les attentes des salariés. C'est aussi en matière de communication sur les valeurs promues par l'organisation que l'entreprise peut utiliser l'approche de Vroom ; en effet, les valeurs ne sont pas étrangères aux valences qui motivent le salarié. C'est peut-être dans ce sens qu'il faut analyser l'efficacité de certains projets d'entreprise comme outils de motivation. En créant et en maintenant des attentes à un niveau élevé, on peut contribuer à développer une motivation réelle au travail.

Le système "VIE"

Les critiques adressées aux théories des besoins ont amené un certain nombre de chercheurs à se détourner du contenu de la motivation. Le débat tourné vers les besoins semble finalement vain et ne débouche pas sur des applications pratiques satisfaisantes pour l'entreprise. Il fallait donc trouver un autre angle d'attaque qui permette d'avancer dans la compréhension du phénomène motivationnel. Cet angle concerne le processus même de la motivation. On ne se demande plus ce qu'elle contient, pourquoi elle se met en oeuvre, par quoi elle est suscitée, mais comment elle fonctionne, comment elle se déroule et provoque ces comportements spécifiques que sont les comportements motivés. Passant du pourquoi au comment, on élague donc les discussions philosophiques jamais closes et on aborde la motivation par un biais beaucoup plus comportementaliste.

Le niveau d'expectation.

Il concerne les attentes par rapport à ses propres efforts. C'est la réponse à la question "Suis je capable de ?". Il est donc basé sur ce que l'on pense de ses propres capacités, de ses chances de réussite par rapport à une situation précise. Il est également largement fonction de ses aptitudes réelles. C'est donc une auto-évaluation, une probabilité que l'on porte sur ses chances de réussite. "Suis-je capable de suivre cette formation, ai-je les bases suffisantes, la forme d'esprit nécessaire... ?"

L'instrumentalité.

C'est bien la probabilité que tel comportement permette bien d'accéder à telle récompense. C'est le fait que le résultat escompté puisse être obtenu grâce à tel comportement. "je pense être capable de suivre ce stage, mais est-ce le bon moyen pour obtenir la promotion que je vise ?"

La valence.

C'est-à-dire la valeur attribuée par l'individu à la récompense. La valence dépend bien entendu de l'ensemble du système de valeur de chacun, ensemble complexe dans sa formation comme dans sa composition. C'est le poids qu'aura la récompense attendue, le résultat escompté pour l'individu. "je pense être capable de suivre telle formation, elle est le bon moyen pour obtenir telle promotion, mais cette promotion a-t-elle vraiment de la valeur pour moi ?"

A partir de ces trois termes – niveau d'expectation, instrumentalité, valence on peut donc définir les composantes du processus motivationnel.

La motivation d'un individu pour entreprendre une action passe toujours par l'évaluation plus ou moins inconsciente de ces trois probabilités en fonction du résultat escompté. Si l'on en croit cette théorie, c'est en fonction des réponses que l'on apporte à ces trois questions que se décide l'action motivée et ceci qu'il s'agisse de la décision d'aller au cinéma ou de celle de changer de carrière.

Ce qui est étudié, c'est bien le processus même et non pas le contenu de la motivation. On a parfois abrégé ce "système" avec l'expression "VIE" (Valence x Instrumentalité x Expectation).

Outre l'aspect mnémotechnique, il faut souligner qu'il s'agit d'un produit et non d'une addition. Il suffit donc qu'un des termes soit nul pour que l'ensemble du produit soit nul.

Si je me sens incapable d'assurer l'intérim de mon patron pendant les vacances, je ne serai pas motivé, même s'il apparaît que c'est le bon moyen de devenir son dauphin et que cette situation me fait rêver.

Si je me sens capable d'assurer l'intérim mais que je ne vois pas en quoi cela me permet d'être le dauphin, situation que j'envie pourtant, je ne serai pas motivé.

Enfin, si je me sens capable d'assurer ces tâches et que je sais que cela me permet effectivement d'être le dauphin mais que je n'envie absolument pas ce rôle car il rêve de quitter l'entreprise au plus vite, je ne serai pas non plus motivé.

Notons au passage que la valence a un rôle peut-être plus important que les deux autres termes en ce sens qu'une valence très forte peut "supporter" une instrumentalité moyenne ou un niveau d'expectation faible. Si la récompense a une forte valeur pour l'individu, il est possible qu'il se dépasse et qu'il adopte un comportement motivé. Les théories du processus sont d'ailleurs souvent appelées "Théories du résultat escompté", ce qui revient en fait à parler de la valence.

Les applications du système VIE dans l'entreprise

Comment appliquer la théorie des attentes dans l'entreprise ?

Avant toute chose, il faut préciser que le système VIE procure un excellent moyen de diagnostic et de recherche pour l'entreprise dans le domaine de la motivation. Comment accroître le niveau d'expectation des salariés ? Comment améliorer l'instrumentalité des actions proposées ou imposées ? Comment adapter les valeurs de l'entreprise à celles des salariés ? Autant de questions riches de pistes. De manière plus globale, on relèvera trois thèmes : les attentes, la DPO et le climat.

Les oies sauvages ou le modèle de coopération

Les oies sauvages volent en formation en V, l’appel d’air propagé des premières aux suivantes leur permet d’étendre la portée du vol de 71% comparé à un vol solo. Lorsque l’une d’entre elles s’écarte de la formation, elle ressent immédiatement la résistance accrûe de l’air et revient vite sous l’appel d’air. Quand l’oie de tête fatigue, elle se fait relever à sa tâche par une autre et revient dans la formation. Les oies situées en arrière de la formation crient pour encourager les premières à maintenir leur vitesse. Enfin, si une oie malade ou blessée tombe de la formation, deux autres descendent pour l’aider et la protéger. Elles restent jusqu’à ce que l’oie affaiblie reprenne sa place ou meure. Alors seulement elles reprennent leur place dans la formation.

La transposition en éprincipes de management de ce modèle de coopération naturelle serait la suivante :

Partager des objectifs et un sentiment d’appartenance permet aux équipes d’avancer plus vite et plus facilement.

Si nous sommes aussi futés que des oies, nous restons en formation avec ceux qui visent les mêmes objectifs que nous.

Le partage du leadership, la répartition des tâches diffi ciles, et l’acceptation de l’interdépendance paient.

Assurons-nous que quand nous crions de l’arrière, il s’agit bien d’encouragement, et pas de quelque chose de moins aidant…

Si nous sommes aussi sensés que des oies, nous nous soutiendrons ainsi les uns les autres.

le bilan doute confiance

Chacun a en soi un capital de doute et de confiance, les deux domaines fonctionnant selon le système des vases communicants.

Plus j’ai confiance en moi, moins j’ai de doute : plus j’ai de chance de réussir.

Plus j’ai de doute en moi, moins j’ai confiance : moins j’ai de chance de réussir.

APPLICATIONS

  • Comment favoriser la réussite d’un collaborateur ?

Le manager doit avoir un management positif générateur de confiance. Il donne donc tout au long de la journée, plus de messages positifs que de messages négatifs, et transmet à son équipe une confiance à priori, c'est-à-dire avant le début de leurs actions.

Le collaborateur qui aura alors plus de confiance que de doute en lui sera dans les meilleures conditions pour réussir.

  • Comment gérer l’échec d’un collaborateur ?

. Un collaborateur qui échoue, a davantage de doute que de confiance et si son manager souligne uniquement ses échecs, il augmente encore son doute et donc lui ôte les quelques chances de réussite qu’il restait.

. Le manager doit donc remettre en confiance son collaborateur en reconnaissant ce qu’il sait déjà faire, et en exerçant un management positif.

Quelque soit le collaborateur, il est important de reconnaître les comportements que l’on veut voir reproduire au sein de son équipe.

lundi, février 15 2010

le développement du leadership managérial

le développement du leadership managérial suppose de réunir deux dimensions que les formations traditionnelles ont tendance à dissocier :

  • l’entraînement personnel, qui vise à améliorer des compétences individuelles (qui, en ce qui concerne le leadership, sont le plus souvent posturales),
  • l’objet inévitablement collectif du leadership lui-même, qui se manifeste à travers la communauté que sert ce leadership, et les pratiques correspondantes.

L’enjeu de cette réconciliation est en fait l’efficacité des apprentissages. L’expérience montre que, si l’entraînement individuel permet d’augmenter la performance individuelle, il offre peu d’outils pour opérer en symbiose au sein d’un collectif.

  • Un athlète très entraîné aura certes des capacités physiques et mentales remarquables
  • Mais sans une grande expérience de la pensée et de l’action collective ces dernières seront inefficaces au sein d’une équipe qui doit opérer de concert.

La complexité des situations managériales pousse désormais chacun à embrasser le potentiel que représente l’intelligence collective de la communauté : nous considérons que tout entraînement individuel doit s’effectuer en lien permanent avec un groupe, avec la communauté elle-même, dans une conscience élargie de ce qui fonde l’action et ses répercutions. Le développement du leadership managérial s’inscrit dans le contexte vivant des collectifs que les managers doivent servir : le groupe des participants, leurs propres équipes, puis l’organisation, et ses écosystèmes. Ce contexte fonde tout simplement la culture de l’organisation. Il nous inspire l’expression de leadership culturel, métaphore qui nous accompagne dans la conception d'un parcours de formation au leadership. Les entraînements proposés sont conçus pour tisser une pratique, un rituel dont la trace, la mémoire, permettront aux participants d’identifier une culture personnelle, une culture du groupe et de l’organisation, cultures qui s’ancrent elles-mêmes dans la sphère sociale et sociétale. Ce va-et-vient permanent entre les différentes sphères culturelles constitue un objet essentiel de l’apprentissage. Il vise à développer des capacités remarquables d’adaptation, d’empathie et de perception.

samedi, octobre 10 2009

les 12 qualités d'un leader

1 – Il manage par l’exemple : il fait avant de faire faire

2 – Il développe une « vision » : la vision inspire. Une entreprise leader est une entreprise qui a une vision forte

3 – Il communique clairement : faire partager la vision à tous, clairement. Un leader est un bon communiquant

4 – Il gagne la confiance

5 – Il reste calme sous pression

6 – Il est toujours constructif

7 – C’est un professionnel exigeant : il connaît très bien son métier

8 – Il simplifie les choses : car on ne mobilise pas sur des choses complexes

9 – Il travaille en équipe : 90% en commun pour transférer son savoir-faire

10 – Il fait réussir les autres : et non il réussi au détriment des autres

11 – Il est efficace personnellement

12 – Il décourage les jeux politiques : la loyauté est dédiée à la vision et non à des aspirations trop personnelles

lundi, juin 1 2009

le management et le cycle de vie de l'entreprise

Le cycle de vie d'une entreprise peut être découpé en trois phases simultanées ; l'identification et l'appréhension de ces trois phases sont essentielles pour construire un management adapté à la vie de l'entreprise.

PHASE 1 : Phase Pionnière II s'agit d'une phase de conquête qui apparaît lors de la création d'un groupe, Les collaborateurs s'automotivent, investissent sans compter dans l’entreprise. Ils n'économisent ni leur temps, ni leur énergie et ne manifestent ni fatigue, ni état d'âme. Le confort, la performance des moyens ou des outils de travail restent à l'état de rêve, de désirs pour un futur plus ou moins proche. La proximité entre les gens et la convivialité sont la règle. C'est le moment où ils pensent plus à leurs devoirs qu'à leurs droits. Le Management proprement dit n'existe pas, il revêt plutôt la forme d'un "leadership" affectif ou paternaliste. Tous sont proches du "patron". Phase de passion, rivalités et conflits internes sont vite gérés car la survie du groupe ne tolère pas d'énergies contraires, gaspillées dans les luttes intestines. Tout le monde avance dans le même sens le client est la seule priorité : chaque progression du chiffre d'affaires, chaque nouveau client ou nouveau collaborateur sont fêtés. C'est une phase adolescente où prennent racine toutes les futures valeurs du groupe. A ce stade, la mise en place d'un Management Motivant n'est pas nécessaire ; il serait même démobilisant pour l'ensemble des Collaborateurs. C'est une phase de nostalgie en puissance ; car l'affectivité qui s'en dégage, l'envie de maintenir un certain "esprit de clan" pourraient devenir un frein à la maturation et à la structuration de l'Entreprise.

Phase 2 : Phase d'Acquisition II s'agit d'une phase qui apparaît lorsque l’entreprise prospère et tout concourt à asseoir cette croissance : une force financière plus grande, une gestion plus solide, une organisation qui globalement se construit. Les clients sont plus nombreux. Le marché est souvent porteur, les résultats sont bons voire en progression permanente. C'est donc l'époque où l'Entreprise investit beaucoup en technique et en compétence. C'est une phase d'acquis, de récolte efforts de la phase précédente. Les collaborateurs commencent à évaluer leurs investissements et les retours qu'ils en perçoivent. Ils deviennent plus sensibles et réactifs aux écarts de langage de leur responsable hierarchique qui devra, en effet, devenir Manager afin de maintenir sa crédibilité. Dès lors, les exigences des collaborateurs s'amplifient et se diversifient. Ils seront plus vite choqués ou démotivés par les incohérences et la non exemplarité des Responsables. Ce type de situation peut alors masquer des fluctuations ou des dysfonctionnements plus ou moins importants dans la motivation du groupe. Les collaborateurs ne pensent déjà plus à survivre, mais à vivre ; l'énergie personnelle s'émousse. Cette phase est donc synonyme d'un confort tout neuf, dans lequel le noyau dur initial se dilue dans la masse des nouveaux embauchés. Au quotidien, il y a davantage de documents à remplir, plus de contraintes à observer et à respecter, des hiérarchies intermédiaires à prendre en compte. Les nouveaux embauchés sont difficilement intégrés car eux n'ont pas vécu les débuts affectifs du groupe, "Ils ne peuvent pas comprendre", "ils ne savent pas ce que c'est...". Les relations se distendent, le projet commun s'estompe ; l'écart se creuse entre "pionniers" et "nouvelles recrues". A ce stade, droits et devoirs s'équilibrent encore.

PHASE 3 : Phase de Revendication Collective II s'agit d'une phase qui apparaît lorsqu'au sein de l’entreprise, les niveaux hiérarchiques se sont multipliés, les centres d'intérêts et d'investissements des collaborateurs sont diversifiés. Ils veulent aujourd'hui réussir vie privée, vie professionnelle et vie sociale et calculent désormais ce qu'ils vont "récolter" avant même d'investir. En parallèle, le marché bien souvent se sclérose. Tout devient plus complexe (voire tout devient un problème !). La motivation du groupe n'est plus spontanée, elle a besoin d'être entretenue et protégée. Chacun veut aujourd'hui être reconnu et préserver des acquis "dûment mérités" au cours des années passées : on parie alors beaucoup plus de ses droits que de ses devoirs. Les exigences des Managés vis-à-vis du "Top Management" ne cessent de croître ; l'affectif ne suffit plus. Chacune demande la mise en place de règles du jeu afin de garantir un management équitable. Chacune interprète à sa manière la culture et les valeurs d'entreprise. Les mentalités changent, la routine s'installe. L'énergie du groupe est alors plus centrée sur les problèmes internes que sur la satisfaction des besoins des clients.

La mise en place d'un système de Management devient primordiale afin de garantir la pérennité de l'Entreprise et le souffle nécessaire à la conquête de nouveaux enjeux économiques. En effet, si l'on n'apporte pas un Management adapté, l'Entreprise passe très (trop) rapidement de la phase 1 à la phase 3.