Gaillard Conseil : coaching, conseil et formation

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi, juin 18 2011

La régulation d'équipe

Qu’appelle-t-on régulation? Régulièrement une équipe a besoin de faire des ajustements

Pour une équipe ce processus permet de faire baisser les tensions, les conflits, de favoriser les ajustements pour optimiser la performance collective, et provoquer la recherche de solutions aux problèmes collectifs rencontrés par l’équipe.

Les règles d’une régulation Une régulation peut être initiée par n’importe quel membre de l’équipe au cours d’une réunion, ou faire l’objet d’une séquence particulière, planifiée en dehors des séquences de travail habituelles de l’équipe.

Elle doit se dérouler dans un cadre strict. Il est nécessaire de poser des règles donnant l’autorisation de s’exprimer, poussant au respect mutuel, favorisant la proposition de solutions, validant un processus de décision.

Les premières séances de régulation sont souvent animées par un tiers externe, afin de garantir le processus permettant l'expression de tous, dans un cadre de bienveillance, de transparence, de constructivité.

Quelles sont les compétences collectives développées au travers des régulations? La pratique de ces régulations permet d’apprendre à exprimer des opinions, des émotions et/ou des besoins personnels, tout en respectant les autres.

La régulation permet d’éviter que chacun campe sur ses positions sans explication, provoquant frustrations et inefficacité collective.

Lors des régulations d’équipe, le contenu des discussions n’est pas sur le business mais sur le ressenti les émotions personnelles.

Les premières régulations sont souvent difficiles car il faut passer de la mise en lumière de dysfonctionnements pour lesquels chacun peut être tenté de stigmatiser des responsables à une recherche de solutions acceptables par tous et servant l’efficacité de l’équipe.

L’apprentissage vers une régulation d’équipe bien menée permet de développer l’estime de soi de chaque membre de l’équipe et la confiance dans les autres. Les différences peuvent alors s’exprimer constructivement, les peurs qu’elles suscitent diminuent progressivement pour ne devenir que des problèmes de fonctionnement ayant des solutions possibles.

Le résultat est très souvent un vrai soulagement, une réelle baisse des tensions et une augmentation de la motivation.

La régulation est au service de l’ouverture et de la coopération, et permet à l'équipe d'être collectivement plus efficace.

samedi, août 28 2010

Stades de maturité d'équipe

d'après "Dynamiques d'équipes" d'Olivier Devillard aux Editions d'0rganisation 2005

Fonctionner en équipe ne va pas de soi pour des individus. Cela nécessite de changer de logique par rapport aux satisfactions que certains connaissent bien dans le fonctionnement individuel. Sachant qu’une équipe se définit comme un groupe d’hommes au sein d’une contexte, emmené par un pilote et partageant des pratiques propres à atteindre l’objectif commun, on mesure qu’il y a là plusieurs conditions pour parvenir à l’efficacité collective. La pression exercée par le contexte, la relation d’autorité, l’interdépendance entre les membres de l’équipe, le partage des actions, les problèmes de contribution et d’attribution aux individus, les différences de compétences et de niveau sont autant d’exemples des aspects auxquels chacun doit satisfaire. C’est là qu’intervient la notion de maturité dans le fonctionnement collectif puisque chacune de ces qualités peuvent être plus ou moins développées.

Nous nous proposons de rappeler brièvement ce qui caractérise chacun des stades pour mieux comprendre le cadre de l’action du coach, à travers plusieurs axes observables développés dans l’ouvrage « La Dynamique d’Equipe ».

► Le stade de latence (la pseudo-équipe)

Le premier stade, dans lequel l’équipe est plus potentielle que réelle, se caractérise par l’individualisme et la compartimentation. Sentiment d’appartenance, coopération, coresponsabilité y sont faibles, sinon inexistants. Cela ne veut pas dire que les membres de ce groupe ne travaillent pas « bien » individuellement, mais seulement il n’y a pas d’effet d’équipe, pas plus d’un point de vue opérationnel qu’humain. La nature du management se caractérise par une relation de un à un avec le responsable.

► Le stade d’appartenance (l’équipe potentielle)

Au second stade, la cohésion humaine s’est développée sur un mode interpersonnel, le sentiment d’appartenance est réel et agit sur la satisfaction des individus, même si cela ne se ressent pas encore manifestement sur le rendement. Ce stade présente déjà l’avantage de lever les principales difficultés rencontrées dans des équipes très compartimentées fonctionnant à partir de pratiques individualistes et d’une forte segmentation des tâches. En fait, ce deuxième stade constitue le socle du suivant en mettant en place un climat qui ouvre les portes à la coopération.

► Le stade d’équipe constituée

Ce stade se caractérise par l’établissement et l’acceptation d’une communauté d’objectifs et de pratiques. C’est, en fait, le premier niveau d’équipe réelle dans lequel chacun perçoit que fonctionner de façon entitaire n’exclut en rien la dimension individuelle. Tous ici inscrivent leur objectif dans celui de l’équipe et acceptent l’interdépendance personnelle et opérationnelle.

► Le stade d’action concertée (l’équipe authentique)

Ici, l’action est devenue collective. Non que tous fassent tout, bien au contraire, mais chacun conduit ses opérations en relation continue avec celles des autres, dans un souci permanent de cohésion et de cohérence. A ce stade, le mode collectif est intégré pour chacun. A ce niveau, les équipiers présentent une forte identification à l’enjeu et à l’objectif, la cohésion technique est devenue primordiale, le manager intègre la totalité des talents, utilise les différents pouvoirs qui animent l’équipe et celle-ci coopère ouvertement avec son environnement.

► Le stade d’intelligence collective (équipe excellente)

Au stade d’intelligence collective s’opère un phénomène assez rare qui conduit à une unité de compréhension et de réaction entre les différents membres de l’équipe. Leur habitude de travailler ensemble, les succès qui en résultent, les travaux préparatoires, les confrontations d’opinions, les scénarios tactiques élaborés ensemble et l’utilisation des talents de chacun par chacun des autres… produisent au final une réaction rapide, homogène et cohérente quels que soient les aléas qui se présentent. Cette intelligence collective qui permet une réaction unitaire dans toutes les situations prend précisément sa source dans la diversité des personnes, diversité connue de tous et utilisée par tous.

Le repérage de ces cinq stades permet de constituer des programmes d’accompagnement par un coaching de la montée en puissance collective en évaluant préalablement le niveau de maturité du fonctionnement collectif.

dimanche, mars 22 2009

En quoi consiste le coaching d'équipe ?

Le coaching d’équipe vise en principe toujours deux catégories d’objectifs :

  • des objectifs dynamiques sur l’équipe
  • des objectifs de production

Le coaching d’équipe est composé de plusieurs interventions ciblées.

Des entretiens individuels permettent de prendre connaissance des éléments saillants de la culture de l’équipe ;

Un séminaire de cohésion (teambuilding) est l’occasion de prendre un pas de recul par rapport à l’activité quotidienne et la logique de résultats immédiats.

L’observation de réunions d’équipe, permet d’offrir un miroir précieux sur le fonctionnement opérationnel de l’équipe, en animant un échange sur les processus dynamiques à l’œuvre pendant la réunion.

Des séances de travail en face à face avec le manager, pour débriefer les évolutions en cours et préparer les interventions à venir.

Des mini séances de formation permettent à l’équipe de prendre conscience de son stade de développement ;

Une ou deux séances de régulation, peuvent permettre à l’équipe de prendre la mesure de ses progrès, de mettre à plat ses difficultés et de verbaliser des non-dits qui pénalisent leur efficacité quotidienne.