Gaillard Conseil : coaching, conseil et formation

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mardi, mars 24 2009

Le développement d’une PME passe par celui de son dirigeant

Les ressources financières sont nécessaires et primordiales ; mais elles ne sont pas les seules à devoir être privilégiées pour assurer le succès de sa croissance.

Une opération de croissance interne ou externe, s’accomplit dans le cadre d’une vision stratégique de l’entreprise, déclinée en objectifs qualitatifs et quantitatifs, à moyen terme.

Le succès de toute opération de croissance de ce type, est dû avant tout à une bonne préparation de l’entreprise et de son dirigeant, sur plusieurs mois. Plus la réflexion est préparée en amont avec méthode, plus les décisions prises dans ce domaine sont les bonnes, car intégrées dans une logique économique, financière et stratégique préalablement définie, partagée et comprise par tous ses acteurs.

Si une opération de croissance externe nécessite la mobilisation d’importantes ressources financières, elle se fait au détriment, dans les PME, de la croissance interne et de l’investissement productif, qui ne mobilise pas forcément les mêmes ressources.

L’entreprise dispose pourtant en son sein des leviers et des ressources lui permettant de faire coexister ensemble ces deux types de croissance. L’arbitrage forcé auquel se soumettent les PME se fonde plus sur une méconnaissance de la méthodologie à mettre en œuvre pour identifier et mobiliser ses ressources, que sur des raisons purement économiques.

Le dirigeant est la clef de voûte de ces opérations de croissance ; son management la pierre angulaire.

Pour mener à bien son projet, un accompagnement du dirigeant à toutes les étapes peut être nécessaire. La valeur ajoutée d’un coaching du dirigeant dans ce contexte est de lui permettre de prendre conscience et d’identifier ces leviers, de les mettre en œuvre avec méthode et d’aller au delà des arbitrages tout en limitant réellement son risque.

Le projet d’Entreprise : faire converger les points de vue vers un seule vision pour mieux mobiliser les énergies.

Pourquoi se développer ?

- pour acquérir de nouvelles parts de marché ? - pour diversifier son offre de service ainsi que les risques ? - pour renforcer sa compétitivité ? - Pour profiter de synergies commerciales ou industrielles ?

En préalable à toute opération de croissance, la réalisation d’un coaching stratégique de la direction de l’entreprise est nécessaire.

Ce coaching stratégique est non seulement intéressant mais surtout nécessaire à plus d’un titre : il est souvent l’occasion, en cas de multiples dirigeants, de confronter les avis, les visions et les opinions. Il n’est pas surprenant de recueillir des analyses « historiques » et des réflexions sur l’avenir divergentes, « fruits » de longues périodes de silence au cours desquelles ce bilan n’a jamais été réalisé. Il est ainsi le vecteur d’une harmonisation nécessaire de ces visions, afin d’une part de formaliser une seule et unique stratégie portée par tous, et d’autre part, d’éliminer tout risque issu de divergences non dites.

Le/les dirigeant(s) ont la responsabilité de mener et de formaliser une réelle réflexion, avec le recul indispensable, sur les enjeux de leur entreprise aujourd’hui, sur son organisation, ses actions, son environnement. Cette réflexion poussée permet en outre de définir précisément ses métiers, ses produits, ses clients, ses marchés et son positionnement réel et attendu, ses points forts et faibles ainsi que les perspectives à moyen terme.

Cette réflexion permet à l’entreprise de définir sa route, ses ambitions en terme de développement, pour les 3 à 5 années qui viennent, ses objectifs, ses moyens, ses besoins de ressources, et ses délais de réalisation.

Il s’agit de son projet d’entreprise, d’une feuille de route intangible…pour tous.

Le risque d’une entreprise et de son dirigeant à réaliser un développement accéléré est inversement proportionnel à la maturité de son management interne.

Le dernier point mais non des moindres, est la dimension managériale de l’entreprise, et très souvent de son dirigeant. Ce dernier aura tout intérêt à se faire accompagner dans sa réflexion et dans son action.

En effet, la réalisation d’un organigramme précis des fonctions et des opérations de l’entreprise, est nécessaire pour formaliser le rôle de chacun et délimiter son territoire d’investigation.

Cette opération permet à l’entreprise de rendre son organisation transparente et plus efficace ; tout en mettant en lumière d’une part ses insuffisances dans le contexte présent et d’autre part ses opportunités dans un contexte futur.

Le niveau de délégation opéré dans l’entreprise est un second point à mettre en exergue. Il est nécessaire de déléguer clairement et en toute transparence (avec une contrepartie de contrôle formalisé) les responsabilités aux collaborateurs de l’entreprise, afin d’une part de répartir leur poids sur l’ensemble des collaborateurs et non seulement les dirigeants, et d’autre part de bien anticiper et préparer toute opération de croissance, consommatrice de temps et d’énergie.

L’organigramme et le niveau de délégation exercé donnent une image réelle de la maturité managériale de l’entreprise.

Enfin, l’entreprise dispose t elle des ressources humaines nécessaires pour appuyer son développement ? Le dirigeant a-t-il identifié le potentiel de ses collaborateurs leur permettant d’assumer plus de responsabilités en cas de « gonflement » subit de l’entreprise ?

En conclusion…

Au-delà de l’importante question des ressources financières, d’autres ressources sont à mobiliser. Ces dernières, plus que les premières, fondent le développement durable de son entreprise. Le coaching prend ici tout son sens, à toutes les étapes de ce développement.

dimanche, mars 22 2009

Le Projet se joue avant et en dehors du projet !

L’échec d’un projet est trop souvent dû à deux facteurs endogènes :

1. une phase d’initialisation qui aurait été sous estimée ou pire, jamais abordée ; 2. un chef de projet dont les capacités de management n’ont pas été suffisamment évaluées par sa hiérarchie.

Un projet est une construction qui nécessite des fondations solides et un bon entrepreneur. Bien avant le choix de la méthode et des outils, il est nécessaire de se pencher sur les vrais objectifs à atteindre, les hommes qui vont les réaliser ainsi que le management à appliquer. Passer outre une réflexion sur ces trois points est mettre sérieusement en danger la réussite du projet, et peut être de la stratégie de l’entreprise.

Les 10 règles qui vous sont proposées ci dessous, loin d’être exhaustives, permettent d’une part de valider que les bons jalons sont posés mais aussi de fonder durablement son projet.

Si à la lecture, vous vous rendez compte que certaines de ses règles vous sont étrangères, il n’est jamais trop tard pour les mettre en œuvre, seul ou accompagné d’un consultant dont l’expertise est liée à la conduite de projet.

Préalablement, qu’est ce que projet ?

Un projet est un objectif à réaliser, dans un contexte précis, pour un délai donné avec des moyens définis et nécessitant l’utilisation d’une démarche et d’outils appropriés.

Cette définition comporte 6 critères basiques que tout chef de projet se doit de garantir en permanence et de mettre en perspective à chaque prise de décision.

Quelles règles soutiennent ces 6 critères ?

Règle 1 : identifier précisément l’objectif du projet

Un objectif se définit en termes de résultats attendus (ce que le projet doit produire) et en termes d’écart par rapport à une situation existante. Il est nécessaire à ce stade de bien s’assurer que les décideurs sont d’accord sur ces résultats. Dans le cas contraire, un consensus est à rechercher avant tout lancement de projet.

Cet objectif sera ensuite décliner en termes de délais (réalistes) et de budgets alloués et disponibles.

Quel changement le résultat attendu va-t-il générer dans l’entreprise ? celle-ci est elle prête à l’assumer et à le gérer ?

La lettre de mission, ou note de lancement, formalisée, reprend ces éléments, et est à négocier entre le chef de projet et sa direction, dans une relation de client à fournisseur interne.

Règle 2 : identifier les liens entre les projets

Inventorier les projets en cours et prévus dans l’entreprise ; comparer son projet aux autres, évaluer son urgence et son importance en fonction de la convergence de son objectif avec la stratégie de l’entreprise.

Votre projet dépend il d’un autre ? ou vice et versa ? votre objectif est il opposable à celui d’un autre projet ?

Règle 3 : limiter le nombre de participants au projet au strict nécessaire

Seuls ceux qui apportent un valeur ajoutée directe et clairement identifiée au projet sont appelés à y participer. Ils doivent avoir un pouvoir suffisant pour s’engager sur des objectifs ou des actions. Il n’est pas souhaitable la présence de liens hiérarchiques directs au sein de l’équipe projet.

Le chef de projet doit préciser clairement et de manière formalisée, dans le cadre d’une note de cadrage, ce qu’il attend de chacun en termes d’actions, de décisions, d’informations, de reporting et de limites d’autonomie.

Le chef de projet doit préciser quelles informations seront transmises, à qui, et selon quelle périodicité.

Règle 4 : préciser les règles du jeu liées aux réunions de projet

Définir les rôles de l’animateur et des participants, la durée maximale des réunions, et qui doit y participer.

Formaliser l’ordre du jour, les comptes rendus et les plans d’actions d’une réunion à l’autre.

Règle 5 : identifier les structures d’arbitrage

Définir les différents niveaux de pilotage du projet (stratégique et opérationnel), le rôle précis du chef de projet et sa limite d’autonomie en cas de dépassement de budget ou de délais.

Qui sera l’arbitre et dans quelles conditions ? Celles-ci sont à négocier en amont du lancement de projet avec sa hiérarchie, qui assure le pilotage stratégique.

Règle 6 : repérer en permanence les excès ou les défauts de tension du groupe de projet

Analyser le climat collectif et les comportements individuels ; le niveau des tensions nous renseigne sur le degré de mobilisation général de l’équipe. Les motivations nous indiquent sur quoi le groupe va spontanément se mobiliser.

L’essentiel d’un projet repose sur les hommes, il est nécessaire de réguler les tensions de manière permanente et transparente.

Règle 7 : identifier son propre style de management

En fonction de son orientation dominante et naturelle à privilégier les individus, l’ambiance de l’équipe ou les résultats, le chef de projet travaillera l’aspect contradictoire de cette dominante afin de se rapprocher d’un style participatif et mobilisateur.

Règle 8 : évaluer l’engagement des participants dans l’action

Les participants s’engagent ils facilement, et réalisent ils les actions pour lesquelles ils se sont engagés ?

Le travail en équipe est il privilégié par rapport au travail individuel ?

Règle 9 : évaluer les durées et les charges des actions ; identifier les risques sur la planification

Valoriser toute action avant son lancement afin de bien identifier si toutes les conditions sont réunies pour sa faisabilité. Une action entreprise et stoppée faute de valorisation a un impact très important sur la suite du projet et la motivation des acteurs.

Valoriser les actions permet de fixer des priorités, de planifier sérieusement la réalisation des actions et de renégocier les exigences de performance avec les acteurs du projet, si besoin était.

Règle 10 : manager sa hiérarchie ! pour mieux progresser soi même…



Le chef de projet peut se contenter de reporter techniquement l’avancement de son projet à sa hiérarchie ; il peut aussi s’approprier un rôle de proposition, de suggestion et d’initialisation, en termes d’évolution de pratiques, de communication et de management.

Eduquer sa hiérarchie permet d’accélérer les prises de décision, d’entraîner la motivation de ses équipes et de réussir son projet de manière plus certaine.

On le constate, la gestion des comportements en mode projet, ainsi que la négociation des engagements nécessaires influent tout autant sinon plus, sur sa réussite, que le choix d’une méthode ou d’un système de gestion.

Etre un bon manager de projet ne s’improvise pas, mais se travaille, seul ou accompagné. Il s’agit là d’une fondation préalable à tout projet.