Gaillard Conseil : coaching, conseil et formation

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samedi, août 28 2010

Stades de maturité d'équipe

d'après "Dynamiques d'équipes" d'Olivier Devillard aux Editions d'0rganisation 2005

Fonctionner en équipe ne va pas de soi pour des individus. Cela nécessite de changer de logique par rapport aux satisfactions que certains connaissent bien dans le fonctionnement individuel. Sachant qu’une équipe se définit comme un groupe d’hommes au sein d’une contexte, emmené par un pilote et partageant des pratiques propres à atteindre l’objectif commun, on mesure qu’il y a là plusieurs conditions pour parvenir à l’efficacité collective. La pression exercée par le contexte, la relation d’autorité, l’interdépendance entre les membres de l’équipe, le partage des actions, les problèmes de contribution et d’attribution aux individus, les différences de compétences et de niveau sont autant d’exemples des aspects auxquels chacun doit satisfaire. C’est là qu’intervient la notion de maturité dans le fonctionnement collectif puisque chacune de ces qualités peuvent être plus ou moins développées.

Nous nous proposons de rappeler brièvement ce qui caractérise chacun des stades pour mieux comprendre le cadre de l’action du coach, à travers plusieurs axes observables développés dans l’ouvrage « La Dynamique d’Equipe ».

► Le stade de latence (la pseudo-équipe)

Le premier stade, dans lequel l’équipe est plus potentielle que réelle, se caractérise par l’individualisme et la compartimentation. Sentiment d’appartenance, coopération, coresponsabilité y sont faibles, sinon inexistants. Cela ne veut pas dire que les membres de ce groupe ne travaillent pas « bien » individuellement, mais seulement il n’y a pas d’effet d’équipe, pas plus d’un point de vue opérationnel qu’humain. La nature du management se caractérise par une relation de un à un avec le responsable.

► Le stade d’appartenance (l’équipe potentielle)

Au second stade, la cohésion humaine s’est développée sur un mode interpersonnel, le sentiment d’appartenance est réel et agit sur la satisfaction des individus, même si cela ne se ressent pas encore manifestement sur le rendement. Ce stade présente déjà l’avantage de lever les principales difficultés rencontrées dans des équipes très compartimentées fonctionnant à partir de pratiques individualistes et d’une forte segmentation des tâches. En fait, ce deuxième stade constitue le socle du suivant en mettant en place un climat qui ouvre les portes à la coopération.

► Le stade d’équipe constituée

Ce stade se caractérise par l’établissement et l’acceptation d’une communauté d’objectifs et de pratiques. C’est, en fait, le premier niveau d’équipe réelle dans lequel chacun perçoit que fonctionner de façon entitaire n’exclut en rien la dimension individuelle. Tous ici inscrivent leur objectif dans celui de l’équipe et acceptent l’interdépendance personnelle et opérationnelle.

► Le stade d’action concertée (l’équipe authentique)

Ici, l’action est devenue collective. Non que tous fassent tout, bien au contraire, mais chacun conduit ses opérations en relation continue avec celles des autres, dans un souci permanent de cohésion et de cohérence. A ce stade, le mode collectif est intégré pour chacun. A ce niveau, les équipiers présentent une forte identification à l’enjeu et à l’objectif, la cohésion technique est devenue primordiale, le manager intègre la totalité des talents, utilise les différents pouvoirs qui animent l’équipe et celle-ci coopère ouvertement avec son environnement.

► Le stade d’intelligence collective (équipe excellente)

Au stade d’intelligence collective s’opère un phénomène assez rare qui conduit à une unité de compréhension et de réaction entre les différents membres de l’équipe. Leur habitude de travailler ensemble, les succès qui en résultent, les travaux préparatoires, les confrontations d’opinions, les scénarios tactiques élaborés ensemble et l’utilisation des talents de chacun par chacun des autres… produisent au final une réaction rapide, homogène et cohérente quels que soient les aléas qui se présentent. Cette intelligence collective qui permet une réaction unitaire dans toutes les situations prend précisément sa source dans la diversité des personnes, diversité connue de tous et utilisée par tous.

Le repérage de ces cinq stades permet de constituer des programmes d’accompagnement par un coaching de la montée en puissance collective en évaluant préalablement le niveau de maturité du fonctionnement collectif.

vendredi, août 27 2010

La théorie des attentes de Vroom

Les attentes.

Première constatation, il ne suffit plus de connaître les besoins, il faut aider les salariés à connaître leurs attentes qui seront à la source de la motivation. C'est à partir de ces attentes que l'entreprise pourra proposer des récompenses extrinsèques et intrinsèques efficaces parce que cohérentes avec les attentes des salariés. C'est aussi en matière de communication sur les valeurs promues par l'organisation que l'entreprise peut utiliser l'approche de Vroom ; en effet, les valeurs ne sont pas étrangères aux valences qui motivent le salarié. C'est peut-être dans ce sens qu'il faut analyser l'efficacité de certains projets d'entreprise comme outils de motivation. En créant et en maintenant des attentes à un niveau élevé, on peut contribuer à développer une motivation réelle au travail.

Le système "VIE"

Les critiques adressées aux théories des besoins ont amené un certain nombre de chercheurs à se détourner du contenu de la motivation. Le débat tourné vers les besoins semble finalement vain et ne débouche pas sur des applications pratiques satisfaisantes pour l'entreprise. Il fallait donc trouver un autre angle d'attaque qui permette d'avancer dans la compréhension du phénomène motivationnel. Cet angle concerne le processus même de la motivation. On ne se demande plus ce qu'elle contient, pourquoi elle se met en oeuvre, par quoi elle est suscitée, mais comment elle fonctionne, comment elle se déroule et provoque ces comportements spécifiques que sont les comportements motivés. Passant du pourquoi au comment, on élague donc les discussions philosophiques jamais closes et on aborde la motivation par un biais beaucoup plus comportementaliste.

Le niveau d'expectation.

Il concerne les attentes par rapport à ses propres efforts. C'est la réponse à la question "Suis je capable de ?". Il est donc basé sur ce que l'on pense de ses propres capacités, de ses chances de réussite par rapport à une situation précise. Il est également largement fonction de ses aptitudes réelles. C'est donc une auto-évaluation, une probabilité que l'on porte sur ses chances de réussite. "Suis-je capable de suivre cette formation, ai-je les bases suffisantes, la forme d'esprit nécessaire... ?"

L'instrumentalité.

C'est bien la probabilité que tel comportement permette bien d'accéder à telle récompense. C'est le fait que le résultat escompté puisse être obtenu grâce à tel comportement. "je pense être capable de suivre ce stage, mais est-ce le bon moyen pour obtenir la promotion que je vise ?"

La valence.

C'est-à-dire la valeur attribuée par l'individu à la récompense. La valence dépend bien entendu de l'ensemble du système de valeur de chacun, ensemble complexe dans sa formation comme dans sa composition. C'est le poids qu'aura la récompense attendue, le résultat escompté pour l'individu. "je pense être capable de suivre telle formation, elle est le bon moyen pour obtenir telle promotion, mais cette promotion a-t-elle vraiment de la valeur pour moi ?"

A partir de ces trois termes – niveau d'expectation, instrumentalité, valence on peut donc définir les composantes du processus motivationnel.

La motivation d'un individu pour entreprendre une action passe toujours par l'évaluation plus ou moins inconsciente de ces trois probabilités en fonction du résultat escompté. Si l'on en croit cette théorie, c'est en fonction des réponses que l'on apporte à ces trois questions que se décide l'action motivée et ceci qu'il s'agisse de la décision d'aller au cinéma ou de celle de changer de carrière.

Ce qui est étudié, c'est bien le processus même et non pas le contenu de la motivation. On a parfois abrégé ce "système" avec l'expression "VIE" (Valence x Instrumentalité x Expectation).

Outre l'aspect mnémotechnique, il faut souligner qu'il s'agit d'un produit et non d'une addition. Il suffit donc qu'un des termes soit nul pour que l'ensemble du produit soit nul.

Si je me sens incapable d'assurer l'intérim de mon patron pendant les vacances, je ne serai pas motivé, même s'il apparaît que c'est le bon moyen de devenir son dauphin et que cette situation me fait rêver.

Si je me sens capable d'assurer l'intérim mais que je ne vois pas en quoi cela me permet d'être le dauphin, situation que j'envie pourtant, je ne serai pas motivé.

Enfin, si je me sens capable d'assurer ces tâches et que je sais que cela me permet effectivement d'être le dauphin mais que je n'envie absolument pas ce rôle car il rêve de quitter l'entreprise au plus vite, je ne serai pas non plus motivé.

Notons au passage que la valence a un rôle peut-être plus important que les deux autres termes en ce sens qu'une valence très forte peut "supporter" une instrumentalité moyenne ou un niveau d'expectation faible. Si la récompense a une forte valeur pour l'individu, il est possible qu'il se dépasse et qu'il adopte un comportement motivé. Les théories du processus sont d'ailleurs souvent appelées "Théories du résultat escompté", ce qui revient en fait à parler de la valence.

Les applications du système VIE dans l'entreprise

Comment appliquer la théorie des attentes dans l'entreprise ?

Avant toute chose, il faut préciser que le système VIE procure un excellent moyen de diagnostic et de recherche pour l'entreprise dans le domaine de la motivation. Comment accroître le niveau d'expectation des salariés ? Comment améliorer l'instrumentalité des actions proposées ou imposées ? Comment adapter les valeurs de l'entreprise à celles des salariés ? Autant de questions riches de pistes. De manière plus globale, on relèvera trois thèmes : les attentes, la DPO et le climat.

Les oies sauvages ou le modèle de coopération

Les oies sauvages volent en formation en V, l’appel d’air propagé des premières aux suivantes leur permet d’étendre la portée du vol de 71% comparé à un vol solo. Lorsque l’une d’entre elles s’écarte de la formation, elle ressent immédiatement la résistance accrûe de l’air et revient vite sous l’appel d’air. Quand l’oie de tête fatigue, elle se fait relever à sa tâche par une autre et revient dans la formation. Les oies situées en arrière de la formation crient pour encourager les premières à maintenir leur vitesse. Enfin, si une oie malade ou blessée tombe de la formation, deux autres descendent pour l’aider et la protéger. Elles restent jusqu’à ce que l’oie affaiblie reprenne sa place ou meure. Alors seulement elles reprennent leur place dans la formation.

La transposition en éprincipes de management de ce modèle de coopération naturelle serait la suivante :

Partager des objectifs et un sentiment d’appartenance permet aux équipes d’avancer plus vite et plus facilement.

Si nous sommes aussi futés que des oies, nous restons en formation avec ceux qui visent les mêmes objectifs que nous.

Le partage du leadership, la répartition des tâches diffi ciles, et l’acceptation de l’interdépendance paient.

Assurons-nous que quand nous crions de l’arrière, il s’agit bien d’encouragement, et pas de quelque chose de moins aidant…

Si nous sommes aussi sensés que des oies, nous nous soutiendrons ainsi les uns les autres.

le bilan doute confiance

Chacun a en soi un capital de doute et de confiance, les deux domaines fonctionnant selon le système des vases communicants.

Plus j’ai confiance en moi, moins j’ai de doute : plus j’ai de chance de réussir.

Plus j’ai de doute en moi, moins j’ai confiance : moins j’ai de chance de réussir.

APPLICATIONS

  • Comment favoriser la réussite d’un collaborateur ?

Le manager doit avoir un management positif générateur de confiance. Il donne donc tout au long de la journée, plus de messages positifs que de messages négatifs, et transmet à son équipe une confiance à priori, c'est-à-dire avant le début de leurs actions.

Le collaborateur qui aura alors plus de confiance que de doute en lui sera dans les meilleures conditions pour réussir.

  • Comment gérer l’échec d’un collaborateur ?

. Un collaborateur qui échoue, a davantage de doute que de confiance et si son manager souligne uniquement ses échecs, il augmente encore son doute et donc lui ôte les quelques chances de réussite qu’il restait.

. Le manager doit donc remettre en confiance son collaborateur en reconnaissant ce qu’il sait déjà faire, et en exerçant un management positif.

Quelque soit le collaborateur, il est important de reconnaître les comportements que l’on veut voir reproduire au sein de son équipe.

Les divers outils et méthodes de coaching

L'Analyse Transactionnelle : méthode inventée en 1964 par le psychanalyste américain Eric Berne. Essentiellement centrée sur l'analyse de l'individu dans ses relations à autrui, elle permet de rétablir la communication ou "transaction" entre les membres d'un groupe.

La Programmation Neuro Linguistique : Développée en 1970 aux USA par Richard Bandler, docteur en mathématiques et en psychologie et John Grinder, docteur en psychologie et linguiste. La PNL permet d'analyser les modalités de communication de l'individu et donne les outils et les techniques pour s'y adapter.

L'Hypnose Ericksonienne : Inventée par le psychiatre américain Milton Erickson dans les années 60, elle poursuit et améliore de façon remarquable les travaux initiés en 1919 par Pierre Janet en France et notamment le pouvoir des mots sur les sujets en état d'hypnose remarqué par Platonov en Russie en 1957.

La Gestalt : initiée par Frederick Perls aux USA en 1942, elle met l'accent sur le ressenti à un instant donné. L'ici et maintenant, chargé de souvenirs, de désirs est le lieu de l'échange avec l'autre. La Gestalt therapy permet de retrouver la possibilité de choix en identifiant plus aisément ses besoins profonds.

L'Analyse Systémique replace l'individu dans un contexte ou système dans lequel se déroulent des échanges. Le système peut-être ouvert ou au contraire cerné par des frontières. En mesurant la densité des échanges et la nature des frontières, l'analyse systémique permet d'ouvrir de nouvelles voies, de visualiser les incidences des décisions sur son entourage.

La PCM : La Process Communication Management de Taibi Kahler est un outil de gestion des relations par identification des individus à six personnalités distinctes.

Palo Alto : L'école de Palo Alto fut principalement fondée par Gregory Bateson, anthropologue, lorsqu'il prit ses fonctions au Veteran's Hospital. Les thérapies brèves conçues et mises en place à cette période étaient essentiellement destinées aux soldats revenant du front de la seconde guerre mondiale afin de leur permettre de surmonter leurs traumatismes et de retrouver une place dans la société. Ces méthodes ont par la suite donné naissance à différents modes thérapeutiques dont l'analyse systémique.

lundi, février 15 2010

le développement du leadership managérial

le développement du leadership managérial suppose de réunir deux dimensions que les formations traditionnelles ont tendance à dissocier :

  • l’entraînement personnel, qui vise à améliorer des compétences individuelles (qui, en ce qui concerne le leadership, sont le plus souvent posturales),
  • l’objet inévitablement collectif du leadership lui-même, qui se manifeste à travers la communauté que sert ce leadership, et les pratiques correspondantes.

L’enjeu de cette réconciliation est en fait l’efficacité des apprentissages. L’expérience montre que, si l’entraînement individuel permet d’augmenter la performance individuelle, il offre peu d’outils pour opérer en symbiose au sein d’un collectif.

  • Un athlète très entraîné aura certes des capacités physiques et mentales remarquables
  • Mais sans une grande expérience de la pensée et de l’action collective ces dernières seront inefficaces au sein d’une équipe qui doit opérer de concert.

La complexité des situations managériales pousse désormais chacun à embrasser le potentiel que représente l’intelligence collective de la communauté : nous considérons que tout entraînement individuel doit s’effectuer en lien permanent avec un groupe, avec la communauté elle-même, dans une conscience élargie de ce qui fonde l’action et ses répercutions. Le développement du leadership managérial s’inscrit dans le contexte vivant des collectifs que les managers doivent servir : le groupe des participants, leurs propres équipes, puis l’organisation, et ses écosystèmes. Ce contexte fonde tout simplement la culture de l’organisation. Il nous inspire l’expression de leadership culturel, métaphore qui nous accompagne dans la conception d'un parcours de formation au leadership. Les entraînements proposés sont conçus pour tisser une pratique, un rituel dont la trace, la mémoire, permettront aux participants d’identifier une culture personnelle, une culture du groupe et de l’organisation, cultures qui s’ancrent elles-mêmes dans la sphère sociale et sociétale. Ce va-et-vient permanent entre les différentes sphères culturelles constitue un objet essentiel de l’apprentissage. Il vise à développer des capacités remarquables d’adaptation, d’empathie et de perception.

Le client cherche toujours les clefs sous le réverbère....

Le client cherche toujours ses clés sous le réverbère…parce que c’est là qu’il y a de la lumière ! C’est parce qu’il n’y a pas de solution là où nous la cherchons que nous n’en trouvons pas. Aussi lorsqu’un manager réfléchit à son problème, le meilleur service à lui rendre est d’examiner avec lui son processus mental (notamment comment il formule son problème ou son objectif) et de lui permettre d’envisager d’autres façons de s’y prendre. En effet, si cette manière là fonctionnait, il aurait déjà trouvé la solution ! Mais on fait généralement toujours « plus de la même chose », y compris quand cela ne marche pas !... Dans le coaching, au contraire, on essaie de gagner du temps en cherchant des solutions à l’extérieur du problème, c’est-à-dire là où le client ne cherche pas. C’est en cela que cet exercice est déstabilisant, puisqu’il consiste justement à bousculer le cadre de référence, afin d’ouvrir sur de nouvelles options de solutions…

mercredi, décembre 30 2009

Les messages contraignants

En situation de stress, je réagis automatiquement à des petites voix internes :

“ Il faut que je sois parfait(e) pour rédiger ce rapport urgent, Sans efforts, je n’arriverai jamais à rien... Si je ne lui fais pas plaisir, il ne m’appréciera pas... Je ne dois jamais montrer et/ou dire ce que je pense, ce serait mauvais, voire dangereux pour ma carrière ... Faut pas rester à lambiner, je dois me dépêcher...”

Aujourd’hui, "ces petites voix" limitent le comportement vis à vis du temps et de l’action. Ce sont des réponses stéréotypées, des réponses d’hier, apprises bien souvent dans la petite enfance pour faire face à des problèmes d’aujourd’hui, à des problèmes “d’adulte”....

Le coach par son travail permet au coaché d'identifer ces petites voix, et d'élaborer ses propres solutions adaptées à la gestion de son temps.

Mettez vous à l’écoute : laquelle de ces petites voix, reconnaissez-vous ?

  • Le “Dépêche - toi” :

Se bat contre la montre..Il n’a jamais le temps . Il y a toujours quelque chose à faire et plus les pressions sont fortes et nombreuses, plus il sent ses actions utiles et justifiées. Le stress le dope.. Il est stimulé par la précipitation et les travaux de ...dernière minute, et si par hasard il est 5 minutes en avance, il se débrouillera pour entamer une tâche nécessitant 10 minutes d’attention ! Il devra donc encore se dépêcher de l’accomplir et de plus rattraper le retard qu’il aura ainsi accumulé...Il aimerait faire plusieurs choses à la fois... . Sa devise pourrai-être : “Vite fait, bien fait”. On reconnaît les “dépêche-toi” , à ce qu’ils ont toujours quelque chose en mouvement... Une forme de fébrilité.

  • Le “Fais Plaisir” :

Ne sait, ni n’ose pas dire “non”. Il veut être aimé, entouré et il accepte de répondre à toutes les sollicitations et toutes les demandes qui lui sont faites. Il fonctionne sans priorité avec l’objectif d’être aimé pour ce qu’il fait. Il se trouve alors contraint de réaliser des activités qui ne lui sont d’aucun intérêt et d’aucune priorité. Il est capable de faire n’importe quoi, de prendre des engagements irréalistes, d’ exagérer les enjeux de ses réussites ou de ses échecs, car, il ne juge ses résultats, (ses échecs comme ses réussites) qu’à travers le regard des autres...

  • Le “Fais effort” :

A peur de ne pas être à la hauteur. Il donne l’impression et croit que dans la vie, il faut avant tout “travailler dur”. Pour lui, la vie n’est pas une partie de plaisir. Il “essaie” et “essaie encore”. Pour lui “la vie est dure et difficile et c’est à chacun de se prendre en main pour lutter et de travailler dur pour s’en sortir”. Il se concentre plus sur le travail et l’effort à fournir que sur les résultats.

  • Le “Sois fort” :

A l’impression qu’il doit s’en sortir seul. C’est l’as de la débrouillardise : c’est à lui de trouver seul les solutions. Coupé de ses sentiments, il éprouve des difficultés à exprimer ce qu’il ressent. Il ne s’ embarrasse pas des autres ni de leurs sentiments. Selon lui : “Ce serait être bien faible que d’exprimer ses sentiments !” Sa discipline intérieure est très grande. Il ne s’accorde aucun droit à l’erreur. Il prône discipline et rigueur et les exerce.

  • Le “Sois parfait” :

Veut être le meilleur jusque dans les moindres détails. Il a envie et besoin de tout savoir, de tout maîtriser et contrôler, d’avoir a disposition un maximum d’informations à sa disposition.. Il craint de déléguer car “les travaux ne seraient pas assez bien réalisés”. Il a tendance à se noyer dans les détails et à ne plus être capable de prendre du recul pour analyser les situations auxquelles il se trouve confronté. Prendre une décision est pour lui, dans la plupart des cas, une opération difficile.

samedi, octobre 10 2009

Le chemin pédagogique du changement

Pour faire accepter à ses collaborateurs un geste nouveau, un projet nouveau, le Responsable va amener ses collaborateurs de manière pédagogique, à découvrir les intérêts du changement. Cet itinéraire permet d'intéresser au changement ses collaborateurs. Ce chemin comporte 4 phases majeures :

1ERE PHASE La première étape constitue un véritable refus et recul par rapport au changement. Les Collaborateurs vont, dans un premier temps, toujours s'interroger sur ce que va leur coûter le changement. Ils résistent au changement de différentes manières, suivants les individus :

Le Refus, la Colère, la Négociation, la Démotivation...

Le rôle du responsable dans cette première phase, est d'expliquer à son collaborateur ce qu'ilrefuse de voir, en lui accordant aucune autre porte de sortie, en lui tendant de manière systématique un miroir du réel non conciliant. Progressivement, les Collaborateurs sont amenés à voir ce qu'ils sont réellement et voir ce qu'ils font réellement.

2EME PHASE Le Bilan

Quand les résistances au changement sont vaincues, les Collaborateurs acceptent qu'ils ne savent peut-être pas bien faire, qu'ils ne sont peut-être pas aussi bons, qu'ils croyaient, qu'ils doivent impérativement progresser même si ils ne savent pas comment faire. Il s'agit d'une phase de bilan où les Collaborateurs analysent ce que leurs comportements et leurs savoir-faire leurs ont permis d'atteindre jusqu'à présent, et aussi ce qu'ils ne leurs ont pas permis d'atteindre. Cette remise en question personnelle doit les amener au déclic : c'est-à-dire l'acceptation de leurs limites actuelles, l'acceptation de la nouveauté et l'acceptation du changement.

3EME PHASE De nouveaux objectifs

Les collaborateurs ayant accepté de changer découvrent les nouveaux objectifs qui leur sont fixés.

4EME PHASE Les plans d'action nouveaux

En fonction des dits objectifs, le collaborateur détermine avec son responsable les plans d'action à réaliser pour atteindre l'objectif.

Le raccourci

Donner des actions nouvelles à un collaborateur qui ne s'est pas remis en question engendre souvent une illusion de changement. Le collaborateur polémiquera sur la nouveauté et ne progressera pas véritablement. Face à ce type de collaborateur, le Responsable répétera éternellement les mêmes messages au risque de s'épuiser.

les 12 qualités d'un leader

1 – Il manage par l’exemple : il fait avant de faire faire

2 – Il développe une « vision » : la vision inspire. Une entreprise leader est une entreprise qui a une vision forte

3 – Il communique clairement : faire partager la vision à tous, clairement. Un leader est un bon communiquant

4 – Il gagne la confiance

5 – Il reste calme sous pression

6 – Il est toujours constructif

7 – C’est un professionnel exigeant : il connaît très bien son métier

8 – Il simplifie les choses : car on ne mobilise pas sur des choses complexes

9 – Il travaille en équipe : 90% en commun pour transférer son savoir-faire

10 – Il fait réussir les autres : et non il réussi au détriment des autres

11 – Il est efficace personnellement

12 – Il décourage les jeux politiques : la loyauté est dédiée à la vision et non à des aspirations trop personnelles

mercredi, juillet 15 2009

Deux types de motivation à reconnaître

La performance d’un individu sera d’autant plus importante qu’il sera motivé par la réalisation d’un projet, d’une action,…

En chacun de nous coexiste deux types distincts de motivation (instrumentale et finale) ; toutefois, selon notre éducation, nos valeurs, l’un ou l’autre a connu et connaît toujours un développement plus important.

LA MOTIVATION FINALE

L’individu prend du plaisir dans la réalisation de l’objectif. Cet individu part avec une énergie très forte, s’il rencontre un problème, sa motivation faiblit.

C’est un turbo qui part vite, il est peu endurant et il essaie d’arriver le plus vite au résultat car sa satisfaction n’est totale qu’à ce moment là.

Ce désir d’accéder trop rapidement au résultat se caractérise par le manque de préparation chez les débutants, il peu aussi amener un travail bâclé.

LA MOTIVATION INSTRUMENTALE

L’individu prend, s'il a ce type de motivation, du plaisir dans la manière d’atteindre son objectif. C’est au fur et à mesure de la réalisation d’actions pour atteindre l’objectif que sa motivation va grandir, puis s’estomper dès la réalisation finale proche.

Ce désir de s’attarder toujours plus sur la manière de faire, risque de lui faire perdre de vue le résultat final, et de prendre donc trop de temps dans l’action.

Le rôle du manager est d’identifier les leviers de motivation de chacun de ses collaborateurs. Dans un premier temps, il s’appuiera sur la tendance naturelle de son collaborateur, pour le reconnaître, et dans un second temps, il développera sa tendance complémentaire.

PRINCIPE DE LA QUALITE CONTRADICTOIRE

Qualités opposées aux qualités naturelles, propres à tout individu qui, si elles sont maîtrisées et exploitées, garantissent une adaptabilité comportementale et donc une excellence professionnelles.

A l’inverse, si l’individu n’identifie pas ses qualités contradictoires, et s’il ne les travaille pas, ses forces d’aujourd’hui deviendront ses faiblesses de demain. Car, à la baisse de performance, à l’augmentation des efforts s’ajouteront des phénomènes de démotivation.

Le risque est alors de constater que l’individu fait toujours plus ce qu’il sait faire et non ce qu’il faudrait faire. Cette situation présente un double danger, pour l’individu et pour l’équipe.

lundi, juin 1 2009

le management et le cycle de vie de l'entreprise

Le cycle de vie d'une entreprise peut être découpé en trois phases simultanées ; l'identification et l'appréhension de ces trois phases sont essentielles pour construire un management adapté à la vie de l'entreprise.

PHASE 1 : Phase Pionnière II s'agit d'une phase de conquête qui apparaît lors de la création d'un groupe, Les collaborateurs s'automotivent, investissent sans compter dans l’entreprise. Ils n'économisent ni leur temps, ni leur énergie et ne manifestent ni fatigue, ni état d'âme. Le confort, la performance des moyens ou des outils de travail restent à l'état de rêve, de désirs pour un futur plus ou moins proche. La proximité entre les gens et la convivialité sont la règle. C'est le moment où ils pensent plus à leurs devoirs qu'à leurs droits. Le Management proprement dit n'existe pas, il revêt plutôt la forme d'un "leadership" affectif ou paternaliste. Tous sont proches du "patron". Phase de passion, rivalités et conflits internes sont vite gérés car la survie du groupe ne tolère pas d'énergies contraires, gaspillées dans les luttes intestines. Tout le monde avance dans le même sens le client est la seule priorité : chaque progression du chiffre d'affaires, chaque nouveau client ou nouveau collaborateur sont fêtés. C'est une phase adolescente où prennent racine toutes les futures valeurs du groupe. A ce stade, la mise en place d'un Management Motivant n'est pas nécessaire ; il serait même démobilisant pour l'ensemble des Collaborateurs. C'est une phase de nostalgie en puissance ; car l'affectivité qui s'en dégage, l'envie de maintenir un certain "esprit de clan" pourraient devenir un frein à la maturation et à la structuration de l'Entreprise.

Phase 2 : Phase d'Acquisition II s'agit d'une phase qui apparaît lorsque l’entreprise prospère et tout concourt à asseoir cette croissance : une force financière plus grande, une gestion plus solide, une organisation qui globalement se construit. Les clients sont plus nombreux. Le marché est souvent porteur, les résultats sont bons voire en progression permanente. C'est donc l'époque où l'Entreprise investit beaucoup en technique et en compétence. C'est une phase d'acquis, de récolte efforts de la phase précédente. Les collaborateurs commencent à évaluer leurs investissements et les retours qu'ils en perçoivent. Ils deviennent plus sensibles et réactifs aux écarts de langage de leur responsable hierarchique qui devra, en effet, devenir Manager afin de maintenir sa crédibilité. Dès lors, les exigences des collaborateurs s'amplifient et se diversifient. Ils seront plus vite choqués ou démotivés par les incohérences et la non exemplarité des Responsables. Ce type de situation peut alors masquer des fluctuations ou des dysfonctionnements plus ou moins importants dans la motivation du groupe. Les collaborateurs ne pensent déjà plus à survivre, mais à vivre ; l'énergie personnelle s'émousse. Cette phase est donc synonyme d'un confort tout neuf, dans lequel le noyau dur initial se dilue dans la masse des nouveaux embauchés. Au quotidien, il y a davantage de documents à remplir, plus de contraintes à observer et à respecter, des hiérarchies intermédiaires à prendre en compte. Les nouveaux embauchés sont difficilement intégrés car eux n'ont pas vécu les débuts affectifs du groupe, "Ils ne peuvent pas comprendre", "ils ne savent pas ce que c'est...". Les relations se distendent, le projet commun s'estompe ; l'écart se creuse entre "pionniers" et "nouvelles recrues". A ce stade, droits et devoirs s'équilibrent encore.

PHASE 3 : Phase de Revendication Collective II s'agit d'une phase qui apparaît lorsqu'au sein de l’entreprise, les niveaux hiérarchiques se sont multipliés, les centres d'intérêts et d'investissements des collaborateurs sont diversifiés. Ils veulent aujourd'hui réussir vie privée, vie professionnelle et vie sociale et calculent désormais ce qu'ils vont "récolter" avant même d'investir. En parallèle, le marché bien souvent se sclérose. Tout devient plus complexe (voire tout devient un problème !). La motivation du groupe n'est plus spontanée, elle a besoin d'être entretenue et protégée. Chacun veut aujourd'hui être reconnu et préserver des acquis "dûment mérités" au cours des années passées : on parie alors beaucoup plus de ses droits que de ses devoirs. Les exigences des Managés vis-à-vis du "Top Management" ne cessent de croître ; l'affectif ne suffit plus. Chacune demande la mise en place de règles du jeu afin de garantir un management équitable. Chacune interprète à sa manière la culture et les valeurs d'entreprise. Les mentalités changent, la routine s'installe. L'énergie du groupe est alors plus centrée sur les problèmes internes que sur la satisfaction des besoins des clients.

La mise en place d'un système de Management devient primordiale afin de garantir la pérennité de l'Entreprise et le souffle nécessaire à la conquête de nouveaux enjeux économiques. En effet, si l'on n'apporte pas un Management adapté, l'Entreprise passe très (trop) rapidement de la phase 1 à la phase 3.

dimanche, mai 31 2009

Accompagner à la conduite du changement

L’entreprise doit s'adapter en permanence aux environnements complexes et mouvants. Innover est une première solution, pour être toujours plus compétitifs, et anticiper ces évolutions en est une seconde. L’une ou l’autre de ces solutions passe par la mise en œuvre de projets souvent ambitieux et presque toujours transversaux. La mise en œuvre de ces projets provoque très souvent une rupture des processus métier et une modification des pratiques des utilisateurs. Le facteur humain représente ainsi la principale cause d'échec de ce type de projets. La conduite du changement vise à faciliter l'acceptation des changements induits par la mise en œuvre d'un nouveau projet majeur et à réduire les facteurs de rejet.La conduite du changement consiste à anticiper les risques, définir et mettre en œuvre une démarche permettant la mise en place d'une solution dans des conditions optimales. Les démarches de conduite du changement sont généralement basées sur le triptyque suivant :

  • participation : associer les utilisateurs dès le début du projet, afin notamment de prendre en compte leur avis et faire en sorte que le « produit final » (système, organisation, prestation, etc…) corresponde à leurs attentes ;
  • communication : mettre en place un dispositif de communication permettant tout au long du projet de permettre aux acteurs de l'entreprise de comprendre et d'accepter les changements à venir, ainsi que d'être informé sur l'avancement du projet ;
  • formation : s'assurer que les utilisateurs aient acquis les connaissances théoriques et pratiques nécessaires.

L'implication et la participation des personnes dans la démarche sont des facteurs clé de réussite, la conduite du changement ne saurait se limiter à des actions de formation et de sensibilisation. L’accompagnement à la conduite de changement peut se décliner selon les objectifs, la démarche et les méthodes suivants : Objectifs:

  • Expliquer les enjeux stratégiques d'évolution des structures et des organisations
  • Faire adhérer et participer tous les acteurs aux changements
  • Rendre l'entreprise autonome dans sa conduite du changement Notre démarche

Diagnostic :

  • Déterminer les objectifs stratégiques, ressources humaines et organisationnels avec le Comité de Direction
  • Informer le personnel des objectifs et de la démarche
  • Conduire la réflexion avec les acteurs de l'entreprise
  • Analyser les données documentaires
  • Restituer la synthèse du diagnostic et les préconisations d'actions

Accompagnement :

  • Elaborer les plans d'actions prioritaires
  • Définir les modalités de mise en œuvre
  • Créer et animer le groupe de pilotage et les groupes de travail (déterminer les thèmes, planifier le projet)
  • Formaliser et valider les plans d'actions

Mobilisation des collaborateurs :

  • Lancer le Projet de Changement
  • Fédérer l'ensemble du personnel sur le projet par l'appropriation des objectifs et des plans d'actions
  • Faire de cette action un événement mobilisateur

Les méthodes

  • animation de groupes de travail
  • étude documentaire
  • approche systémique
  • coaching individuel et team building
  • organisation matricielle
  • relais managérial

Comment définir le changement ?

Un changement se définit comme…

  • Un développement : amélioration (optimisation) d’une compétence, d’un état, d’une méthode… « faire mieux, faire plus » (ex : enrichir les tâches, les redistribuer…)
  • Une transition : refonte des modes opératoires antérieurs ; prise en compte de faits nouveaux ; changer ce qui existe ou créer un état nouveau afin de répondre à des opportunités (ex : se réorganiser pour informatiser, s’engager sur le marché export, fermer une usine, la décentralisation…)
  • Une mutation : la création d’un être radicalement nouveau sur les dépouilles de l’ancien ; ce changement résulte d’une inaptitude à répondre aux besoins actuels et futurs ; le processus de transformation est inconnu et peu contrôlable (ex : BSN qui va du verre vers l’alimentaire, PECHINEY qui va de l’aluminium vers l’emballage…)

développer son assertivité

Dans un monde ou tout est régulièrement remis en question, l’autorité ne se décrète pas, mais se conquiert au quotidien. Ainsi, la connaissance ne suffit pas à assurer le succès, si elle ne se double pas d’une force de conviction ! Il est donc devenu indispensable de développer un savoir-être personnel qui permette stabilité émotionnelle, l’ouverture, tant aux autres qu’à soi-même, pour une mise en action affirmée….L'assertivité

L'assertivité consiste à exposer son point de vue, à défendre ses droits, à exprimer ses attentes et sentiments. Elle implique la prise en considération de ses propres droits, attentes et sentiments, mais aussi de ceux d'autrui.

Développer son assertivité, c'est donc, face à une situation, développer son aptitude à définir clairement sa position, à la faire connaître, à la défendre sans agressivité tout en admettant et intégrant, pour le bénéfice de tous, des positions différentes de la part des autres.

Ainsi, travailler à l'affirmation de soi, c'est rechercher une communication dans laquelle les objectifs visés apparaissent clairement mais c'est aussi travailler une communication où les sentiments manifestés sont authentiques. Cette expression "congruente" a toutes les chances de provoquer une attitude similaire chez l'interlocuteur, favorisant une meilleure communication voire une meilleure relation.

dimanche, avril 12 2009

les dispositifs de co-développement

La crise que nous traversons impose son lot d'incertitudes et de tensions dans le quotidien de nos entreprises. Pour affronter ce contexte flou, que tous s'acharnent à nous présenter comme dramatique, nous devons plus que jamais être résolument agiles, souples, pragmatiques et positifs. Les dispositifs de Co-développement, très prisés chez nos cousins canadiens dont la nature généreuse, optimiste et efficace n'est plus à démontrer, nous paraissent répondre assez parfaitement aux défis posés par cette crise. En effet, ils sont eux aussi :

Agiles, dans la mesure où les participants sont les premiers acteurs de ces dispositifs. Sous la conduite d'un coach en position méta, c'est eux qui proposent, élaborent, débattent, choisissent et s'engagent. La multiplicité et la variété des sujets abordés permettent de développer une agilité préparant à aborder avec les bons réflexes les situations d'urgence favorisées par un contexte de crise.

Souples et légers, car les séances sont suffisamment espacées pour permettre l'appropriation et l'expérimentation. L'absence à une séance ne remet pas en cause le fait de poursuivre la démarche ultérieurement. Des formules sur des demi-journées ou le temps de déjeuner peuvent également être envisagées.

Pragmatiques, puisqu'il s'agit en effet ici de travailler les situations du quotidien, de l'actualité. Pas de programme pré-établi, le coach est là essentiellement pour accompagner le groupe et limite ses apports à des séquences modélisantes très brèves. De plus, la méthodologie repose sur la responsabilisation des participants au déroulement de l'atelier. C'est pour eux l'occasion de s'entraîner à la conduite de réunion ou réflexion en groupe.

Positif : les participants présentent leurs situations au groupe et la méthodologie prévoit une conduite presque exclusivement tournée vers la recherche par le groupe d'options nouvelles pour résoudre ces situations. Une véritable dynamique positive de partage et d'entraide se crée ainsi au sein du groupe.

En quoi les dispositifs de Co-développement sont-ils « modélisants » pour les managers ?

Le co-développement est une démarche qui propose d’utiliser les retours d’expérience et l’échange de pratique entre participants pour développer les compétences de chacun à partir d’une dynamique de groupe apprenante et solidaire. A partir d’un cas extrait de son actualité, chaque volontaire élabore avec le groupe des solutions pour atteindre des objectifs qu’il se fixe lui-même. Un protocole inspiré du coaching, permet d’optimiser les échanges et de concentrer l’énergie du groupe sur des solutions créatives et pragmatiques.

En complément des stages de formation, qui partent d’un contenu et d’un itinéraire établis en fonction d’une analyse préalable des besoins, un atelier d’échange des pratiques est une démarche ascendante qui part de l’ « apprenant », considérant que le partage d’expériences entre professionnels produira un effet miroir utile au développement de chacun.

Les participants volontaires travaillent sur des situations concrètes à partir des cas réels qu’ils tirent de leur environnement professionnel Un rythme très soutenu : les participants sont actifs toute la journée, puisque celle-ci est découpée en autant de séances de résolution en groupe, qui sollicitent à chaque fois la participation très active de chacun.

Lors d’une journée d’échanges des pratiques, on apprend à aller droit au but, car chacun dispose volontairement d’un temps défini pour réfléchir à son cas à voix haute en mode coaching. Guidé par l’animateur, on y prend donc vite le pli de se centrer sur les solutions, plutôt que de s’épancher sur les explications longues sur le contexte, et l’analyse des causes, qui ne font souvent que cristalliser le problème au lieu de le résoudre.

Les Ateliers d’échange des pratiques développent le sens de l’autonomie et de la responsabilité :

- Délégation au groupe d’une partie des processus d’animation, ce qui permet que chacun s’entraîne à la tenue de rôles très utiles à pratiquer avec leurs équipes dans leurs réunions opérationnelles : cadenceur, faciliteur, coach de séance, pousse décision…

- Conscience progressive de son propre cadre de référence, grâce à l’ouverture d’esprit sur de multiples cas de management, et des situations très variée issues des cultures d’entreprises différentes.

- Prise de conscience de la valeur du temps collectif et apprentissage d’une parole succincte, laissant l’autre « propriétaire » de son problème et responsable de sa résolution (respect de son mode opératoire singulier).

- Dynamique positive de recherche et d’entraide : Personne ne donne ou ne reçoit de leçon, personne ne domine ou ne se soumet, chacun fait son propre marché dans la profusion des idées mises en commun, et tout le monde contribue dans un esprit d’entraide et de recherche coopérative de plusieurs options de solutions aux cas présentés.

On y comprend de mieux en mieux que le management est un art passionnant, qui donne à chacun l’occasion d’exercer à l’infini sa créativité avec subtilité.

mardi, mars 24 2009

Le développement d’une PME passe par celui de son dirigeant

Les ressources financières sont nécessaires et primordiales ; mais elles ne sont pas les seules à devoir être privilégiées pour assurer le succès de sa croissance.

Une opération de croissance interne ou externe, s’accomplit dans le cadre d’une vision stratégique de l’entreprise, déclinée en objectifs qualitatifs et quantitatifs, à moyen terme.

Le succès de toute opération de croissance de ce type, est dû avant tout à une bonne préparation de l’entreprise et de son dirigeant, sur plusieurs mois. Plus la réflexion est préparée en amont avec méthode, plus les décisions prises dans ce domaine sont les bonnes, car intégrées dans une logique économique, financière et stratégique préalablement définie, partagée et comprise par tous ses acteurs.

Si une opération de croissance externe nécessite la mobilisation d’importantes ressources financières, elle se fait au détriment, dans les PME, de la croissance interne et de l’investissement productif, qui ne mobilise pas forcément les mêmes ressources.

L’entreprise dispose pourtant en son sein des leviers et des ressources lui permettant de faire coexister ensemble ces deux types de croissance. L’arbitrage forcé auquel se soumettent les PME se fonde plus sur une méconnaissance de la méthodologie à mettre en œuvre pour identifier et mobiliser ses ressources, que sur des raisons purement économiques.

Le dirigeant est la clef de voûte de ces opérations de croissance ; son management la pierre angulaire.

Pour mener à bien son projet, un accompagnement du dirigeant à toutes les étapes peut être nécessaire. La valeur ajoutée d’un coaching du dirigeant dans ce contexte est de lui permettre de prendre conscience et d’identifier ces leviers, de les mettre en œuvre avec méthode et d’aller au delà des arbitrages tout en limitant réellement son risque.

Le projet d’Entreprise : faire converger les points de vue vers un seule vision pour mieux mobiliser les énergies.

Pourquoi se développer ?

- pour acquérir de nouvelles parts de marché ? - pour diversifier son offre de service ainsi que les risques ? - pour renforcer sa compétitivité ? - Pour profiter de synergies commerciales ou industrielles ?

En préalable à toute opération de croissance, la réalisation d’un coaching stratégique de la direction de l’entreprise est nécessaire.

Ce coaching stratégique est non seulement intéressant mais surtout nécessaire à plus d’un titre : il est souvent l’occasion, en cas de multiples dirigeants, de confronter les avis, les visions et les opinions. Il n’est pas surprenant de recueillir des analyses « historiques » et des réflexions sur l’avenir divergentes, « fruits » de longues périodes de silence au cours desquelles ce bilan n’a jamais été réalisé. Il est ainsi le vecteur d’une harmonisation nécessaire de ces visions, afin d’une part de formaliser une seule et unique stratégie portée par tous, et d’autre part, d’éliminer tout risque issu de divergences non dites.

Le/les dirigeant(s) ont la responsabilité de mener et de formaliser une réelle réflexion, avec le recul indispensable, sur les enjeux de leur entreprise aujourd’hui, sur son organisation, ses actions, son environnement. Cette réflexion poussée permet en outre de définir précisément ses métiers, ses produits, ses clients, ses marchés et son positionnement réel et attendu, ses points forts et faibles ainsi que les perspectives à moyen terme.

Cette réflexion permet à l’entreprise de définir sa route, ses ambitions en terme de développement, pour les 3 à 5 années qui viennent, ses objectifs, ses moyens, ses besoins de ressources, et ses délais de réalisation.

Il s’agit de son projet d’entreprise, d’une feuille de route intangible…pour tous.

Le risque d’une entreprise et de son dirigeant à réaliser un développement accéléré est inversement proportionnel à la maturité de son management interne.

Le dernier point mais non des moindres, est la dimension managériale de l’entreprise, et très souvent de son dirigeant. Ce dernier aura tout intérêt à se faire accompagner dans sa réflexion et dans son action.

En effet, la réalisation d’un organigramme précis des fonctions et des opérations de l’entreprise, est nécessaire pour formaliser le rôle de chacun et délimiter son territoire d’investigation.

Cette opération permet à l’entreprise de rendre son organisation transparente et plus efficace ; tout en mettant en lumière d’une part ses insuffisances dans le contexte présent et d’autre part ses opportunités dans un contexte futur.

Le niveau de délégation opéré dans l’entreprise est un second point à mettre en exergue. Il est nécessaire de déléguer clairement et en toute transparence (avec une contrepartie de contrôle formalisé) les responsabilités aux collaborateurs de l’entreprise, afin d’une part de répartir leur poids sur l’ensemble des collaborateurs et non seulement les dirigeants, et d’autre part de bien anticiper et préparer toute opération de croissance, consommatrice de temps et d’énergie.

L’organigramme et le niveau de délégation exercé donnent une image réelle de la maturité managériale de l’entreprise.

Enfin, l’entreprise dispose t elle des ressources humaines nécessaires pour appuyer son développement ? Le dirigeant a-t-il identifié le potentiel de ses collaborateurs leur permettant d’assumer plus de responsabilités en cas de « gonflement » subit de l’entreprise ?

En conclusion…

Au-delà de l’importante question des ressources financières, d’autres ressources sont à mobiliser. Ces dernières, plus que les premières, fondent le développement durable de son entreprise. Le coaching prend ici tout son sens, à toutes les étapes de ce développement.

lundi, mars 23 2009

Comment choisir son coach ?

La puissance de l’effet coaching tient :

  • au désir de réussite et à l’engagement du manager,
  • à la qualité du lien entre le manager et son coach,
  • au style du coach et à son professionnalisme.

Pour les deux premiers éléments, plutôt subjectifs, on pourrait résumer en disant que c’est d’abord une question de feeling et de confiance entre deux personnes.

Le coaching est une relation d’aide, qui allie trois valeurs inséparables, que le futur coaché devrait chercher à évaluer pour faire son choix :

  • empathie, compréhension, confiance, solidarité,
  • rigueur, méthode, « impitoyabilité » …
  • créativité, adaptabilité, liberté (au sein du manager) ;

prestations réalisées par GAILLARD CONSEIL

GAILLARD CONSEIL, est présent en Charente et Charente-Maritime (Angoulême, Cognac, La Rochelle, Saintes, Royan, Blaye, ...), en Aquitaine (Bordeaux) et à Paris. GAILLARD CONSEIL prépare et accompagne dirigeants et managers aux situations nouvelles et parfois complexes auxquelles les transformations et les mutations de leur environnement les soumettent.

  • Séminaires de direction, Séminaires stratégiques
  • Team Building et Coaching d’équipe
  • Coaching individuel : Coaching de développement, de situation, de résolution et stratégique
  • Co-développement : ateliers d’échange de pratiques, inter-coaching

GAILLARD CONSEIL élabore également des actions de formation sur mesure avec des modalités pédagogiques rigoureuses, inspirées du coaching, et agissant comme un véritable levier sur la motivation des hommes et les performances de l’organisation.

  • Management d’équipes en mode hiérarchique ou en mode projet (transversal)
  • Management par objectifs
  • developpement de son leadership
  • Animation de réunion et conduite d’entretiens

Pour plus d'informations, contactez nous.

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